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La migration africaine vue par des chercheurs et des experts dans le cadre d’une conférence sur le thème « L’Afrique en mouvement : migrations, diasporas et mobilités »

La mobilité migratoire a été au centre d’une rencontre organisée le 13 avril 2017 par le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) sur le thème « L’Afrique en mouvement : migrations, diasporas et mobilités » dans le cadre de sa participation à l’événement « l’Afrique en capitale » coordonné par la Fondation nationale des Musées (FNM).

Organisée en partenariat avec l’Université internationale de Rabat (UIR), l’Académie du Royaume du Maroc, l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) et le Musée Mohammed VI d’art moderne & contemporain (MMVI),  cette rencontre a permis de jeter la lumière sur la migration intra-africaine qui représente plus de 60% des flux migratoires dans le continent.  

Comment peut-on définir les migrations africaines, la mobilité, la stabilité, les nouvelles identités et les nouvelles formes de citoyenneté? Et quelles sont les défis et les problématiques liées à cette migration ? Ce sont les interrogations auxquelles ont tenté de répondre les participants à cette rencontre qui a réuni des anthropologues, des politologues et des sociologues spécialistes de la migration du Maroc, du Sénégal, du Burkina Faso, du Rwanda, de France et du Royaume-Uni.

Intervenant à cette occasion, Driss El Yazami, président du CNDH, a indiqué que ‘7 sur 10 africains se déplacent d’un pays africain à un autre’. Un chiffre significatif qui dénote la recrudescence des flux migratoires Sud-Sud et la mobilité croissante d’une migration africaine riche, diversifiée et dynamique. Il reflète aussi les changements continus qui caractérisent la migration et qui contribuent aux mutations sociales à travers ses impacts sur les pratiques quotidiennes (habitudes, langue, éducation…).

Une migration certes forte, selon les participants, mais qui attire rarement la curiosité des chercheurs, d’où le nombre réduit des études sur l’histoire et l’évolution de cette migration. En effet, souvent la migration est abordée d’une manière stéréotypée qui la réduit aux déplacements du Sud vers le Nord tout en la liant systématiquement à la vulnérabilité et à un ensemble de préjugés.

Partant de ce constat, les participants ont insisté sur la nécessité de valoriser et promouvoir les rôles de la migration africaine et son impact sur le continent, en veillant à sensibiliser et à contribuer au changement des stéréotypes qui la caractérisent. Ils ont appelé aussi à l’élaboration d’études scientifiques et sociales qui mettent en exergue l’émergence de nouveaux groupes sociaux parmi les migrants. De la même manière qu’ils ont appelé à se pencher sur un certain nombre de phénomènes dont la féminisation de la migration et son impact sur la situation de la femme, et d’étudier les différentes formes d’absorption des migrants par les villes. A cet effet, ils ont appelé à la nécessité de tirer profit du savoir faire et des compétences africaines et éviter leur fuite vers le Nord.

Pour ce qui est du Maroc, les participants ont mis l’accent sur la nécessité de prendre en considération les nouvelles problématiques liées à la migration au niveau national, notamment à travers la consolidation des droits des migrants, l’amélioration des conditions de leur intégration économique, sociale et culturelle et l’accélération du processus d’adoption des projets de lois relatifs à l’asile et à la migration.

Il convient de rappeler que le CNDH a publié en septembre 2013 les recommandations de son rapport sur l’immigration et l’asile dans lequel il a appelé à l’élaboration et la mise en œuvre d’une véritable politique publique protectrice des droits, basée sur la coopération internationale et intégrant la société civile. Le gouvernement, qui a interagit positivement avec les recommandations du Conseil, a mis en place une nouvelle politique migratoire, basée, conformément aux orientations Royales, sur une approche globale et humaniste, qui prend essence du droit international et de la coopération multilatérale. Les premières étapes de cette politique ont été caractérisées par le lancement de l’opération de régularisation de la situation des immigrés en séjour irrégulier selon des critères dûment établis et l’installation de la commission nationale de suivi et de recours.