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« La question des impacts de la technologie digitale sur les droits humains est une priorité pour le CNDH », selon M. Mounir Bensalah

M. Mounir Bensalah, Secrétaire général du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a participé, le mercredi 24 novembre 2021, à la conférence mondiale sur « la participation démocratique inclusive pour prévenir et contrer l’extrémisme violent », organisée les 24 et 25 novembre par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidants à l’Etranger en partenariat avec la Communauté des Démocraties (CoD), le CNDH et la Rabita Mohammadia des Oulémas.

Intervenant par visioconférence dans le cadre du premier panel sur les « Risques de radicalisation des médias sociaux », M. Bensalah a mis en exergue l’expérience du CNDH en matière d’observation des dernières élections.
Il a précisé que le Conseil a déployé pour la 1ère fois un dispositif d’observation à travers les réseaux sociaux. Un dispositif qui avait relevé certains points inquiétants, notamment la publication de plusieurs supports électoraux contenant des formes de violences à l’égard des femmes (exemples : photos de femmes candidates de taille plus petite que celle des hommes candidats, harcèlement et insultes, …), et la pratique de la désinformation par la publication de vidéos de violence hors du Maroc en les liants au contexte électoral.

Le CNDH a enregistré aussi la publication de posts appelant à la non-participation, sur twitter, dont 79% en dehors du Maroc et la violence verbale et menace proférés envers un journaliste à Laâyoune pour son choix personnel exprimé en faveur d’un parti politique.

Par ailleurs, M. Bensalah a souligné que la question relative aux impacts de la technologie digitale sur les droits humains est une priorité sur le CNDH, sur laquelle il travaille depuis deux ans.. A cet égard, il organise prochainement un séminaire international sur la question en concertation avec des experts et acteurs au niveau national et international.

Concernant les questions des risques de la radicalisation par les médias sociaux, le CNDH se penchera notamment aux questions relatives à la protection du public, surtout les groupes des enfants et des jeunes, la promotion de contenus soutenant la culture de la différence, de l’acceptation de l’autre et du vivre ensemble, et le travail avec les entreprises technologiques et les autres parties prenantes pour combattre les contenus liés à l’extrémisme et à la radicalisation.

L’objectif aussi est de munir les groupes vulnérables (enfants, jeunes,…) d’outils, par la culture, l’école,…, et leur permettre l’auto protection de la radicalisation par les réseaux sociaux, tout en encourageant la coopération multilatérale, avec le concours des institutions nationales et internationales et des universités, autour des impacts de l’utilisation de l’intelligence émotionnelle et de l’intelligence artificielle sur les droits humains en général, et sur la prévention de la radicalisation en particulier.

Par ailleurs, et dans un contexte mondial, le Secrétaire général a mis en avant l’impact des campagnes de propagande extrémiste et de radicalisation dans les réseaux sociaux en précisant que « la propagation des messages faisant l’apologie du terrorisme par les entreprises gérant les réseaux sociaux n’est pas suffisante puisque les experts soupçonnent que les algorithmes utilisés par ces réseaux favorisent l’embrigadement terroriste ».
« Plusieurs experts soupçonnent également que les algorithmes utilisés par les réseaux sociaux favorisent l’expansion des radicalisations et des théories conspirationnistes, a- t- il ajouté. En fait, le contenu conspirationniste a battu son plein en période de Covid-19. Le directeur général de l’OMS a averti en février que « Nous ne combattons pas seulement une épidémie, nous combattons une 'infodémie'».

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